Les substances chimiques du quotidien accélèrent la ménopause.

L’apparition de la ménopause chez la population féminine espagnole se situe dans une moyenne aux alentours de 51,6 et son origine réside dans l’épuisement folliculaire des ovaires.

De toute manière, l’âge de la ménopause peut se voir influencé par de multiples facteurs : avoir eu des enfants, la consommation de tabac ou souffrir de maladies qui nécessitent des traitements agressifs pour les ovaires.

Aujourd’hui, grâce à une étude récente de l’Université de St. Louis, nous savons également que la ménopause pourrait se produire plus tôt en raison de l’exposition à des substances chimiques présentes dans des produits de la vie quotidienne.

Cette étude affirme que des femmes dont les corps présentent des taux élevés de certaines substances chimiques qui se trouvent dans les plastiques, des produits d’hygiène personnelle, des articles communs pour la maison et dans l’environnement sont sujettes à la ménopause entre deux et quatre ans avant celles qui présentent de faibles niveaux de ces substances chimiques, selon une nouvelle étude de la Faculté de Médecine de l’Université de Washington à St. Louis, aux États-Unis.

Les conclusions tirées de ce travail, publiées dans l’édition digitale de la revue Plos One, proviennent de l’étude de la détection des niveaux dans le sang et dans les urines de 111 produits chimiques soupçonnés d’interférer sur la production naturelle et la distribution d’endocrines dans l’organisme.

Mais, que suppose pour les femmes une ménopause anticipée?

Une diminution de la fonction ovarienne n’affecte pas seulement négativement la fertilité mais elle peut aussi conduire au développement anticipé de maladies du cœur, d’ostéoporose et d’autres problèmes de santé. Par conséquent, la production aux États-Unis de nombreux produits chimiques inclus dans l’étude a déjà été interdite.

Cependant, ils se fabriquent encore au niveau mondial et sont omniprésents dans l’environnement. Pour cette raison, la chercheuse principale de l’étude, Amber Cooper, rappelle que “une bonne partie de ces expositions chimiques se situent au-delà de notre contrôle, parce qu’elles sont présentes dans le sol, l’eau et l’air. Mais que oui, nous pouvons nous informer sur leur présence dans les produits que nous utilisons chaque jour”. Pour cela, elle recommande, par exemple, d’utiliser des emballages de verre ou de papier au lieu de ceux en plastique au moment de réchauffer des aliments dans le micro-ondes et d’essayer d’en apprendre plus sur les ingrédients des cosmétiques, produits d’hygiène personnelles et l’emballage des aliments que nous utilisons quotidiennement.

Pour l’étude, ont été recueillis des échantillons de sang et d’urine des participants pour leur exposition à 111produits chimiques dans leur majorité fabriqués par l’homme, qui contenaient des toxines reproductives connues et/ou celles qui ont besoin de plus d’un an pour se dégrader : dioxines/furannes (sous-produits de la combustion industrielle); phtalates (qui se trouvent dans les plastiques, articles de ménage, produits pharmaceutiques et produits pour l’hygiène personnelle, incluant lotions, parfums, maquillage, vernis à ongles, savon liquide et spray pour les cheveux); phytoestrogènes (oestrogènes d’origine végétale); biphényles polychlorés (PCB, réfrigérants); dérivés phénoliques (phénols, contaminants industriels); pesticides organophosphorés ; agents tensioactifs; et hydrocarbures aromatiques (los produits de combustion) polycycliques.

Les découvertes concluent que les femmes avec de hauts niveaux de 15 substances chimiques (neuf PCB, trois pesticides, deux phtalates et un furanne) présentaient une ménopause de 2 à 4 ans avant les femmes présentant des niveaux plus bas de ces mêmes substances.

“La ménopause anticipée peut altérer la qualité de vie d’une femme et a de profondes implications pour la fertilité, la santé et notre société”, signale Cooper. “La compréhension de comment l’environnement affecte la santé est complexe. Cette étude ne démontre pas la relation de cause, mais les associations rendent nécessaires un avertissement et soulignent la nécessité de futures recherches en la matière”, conclut-elle.

Depuis Ginemed, faisant partie de notre compromis avec la société, nous avons voulu vous transmettre cette nouvelle étude avec l’objectif de privilégier la prévention comme meilleure arme pour prendre soin de notre santé comme le veut le dicton bien connu : «  Mieux vaut prévenir que guérir ».

Publié dans Fertilité/ Infertilité, Grossesse, PMA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*